S'ancrer dans le mouvement, ou la métaphore du Tai-Chi

S'ancrer dans le mouvement, ou la métaphore du Tai-Chi

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Yvonne m’a raconté qu’elle avait beaucoup voyagé, toute sa vie, et qu’elle avait vécu des centaines d’histoires. Moi qui me suis toujours dit que plus tard, il faudrait que je me calme, que la vie de roots ne pourrait durait qu’un temps, qu’après c’est fini.

Quand j’étais au Brésil, j’ai eu une conversation méga inspirante avec une dame plutôt agée qui voyageait seule. Elle m’a fait réfléchir, donc je voulais la retranscrire ici.

C’était la première fois que je rencontrais une dame de son âge (américano-allemande de 65/70 ans), qui voyageait seule en Amérique du Sud depuis plusieurs mois, et ça m’instriguait.

Elle m’a raconté qu’elle avait beaucoup voyagé, toute sa vie, et qu’elle avait vécu des centaines d’histoires.

Moi qui me suis toujours dit que plus tard, il faudrait que je me calme, que la vie de roots ne pourrait durait qu’un temps, qu’après c’est fini.

Qu’après on s’ancre,

Et que le mouvement, lui,

Se transforme.

Alors j’ai commencé à lui parler de mes questionnements sur la vie, sur me peurs de ne jamais trouver un chemin, et de ne rester qu’en phase d’exploration, toute ma vie, jusqu’à la fin.

Quand on est multiple, curieuse, qu’on essaie de remettre en question les croyances qui ont guidé notre vie, quand on déconstruit sans cesse tout ce qu’on a construit, comment faire pour ne pas perdre pied ? Comment faire pour ne pas se perdre soi même, et réussir à trouver un équilibre ?

C’est ici qu’intervient la métaphore du Tai-Chi.

“Je ne sais pas comment, ni ou exactement mais il y a un ancrage” m’a dit Yvonne ( 👋 si tu passes par là Yvonne).

“Dans le Tai-Chi, tout repose sur l”équilibre entre le mouvement et l’immobilité. On change constamment de position mais il y a toujours ce centre, ce point d’ancrage qui nous permet de rester stable malgré le mouvement.”

En fait, dans le Tai-Chi,, chaque changement de position reflète les épreuves de la vie. Chaque mouvement demande de trouver un équilibre entre enracinement et fluidité. Par exemple, quand on transfère son poids d’une jambe à l’autre, on apprend à rester stable tout en avançant. C’est une alternance entre le vide et le plein, entre le yin et le yang. Et cette dynamique enseigne à naviguer avec souplesse entre les hauts et les bas de l’existence.

Cette conversation m’a aidé à comprendre qu’on pouvait trouver une forme d’ancrage, dans le mouvement. Et peut-être que l’essentiel n’est pas tant de toujours savoir où l’on va que d’apprendre à avancer avec confiance et grâce dans ce flux continu qu’est la vie.

Yvonne et moi sur le téléphérique en direction du Pain de Sucre à Rio de Janeiro.

La vue du Pain de Sucre (en bonus).